L’ordre et la morale

22 Avril 1988. L’attaque d’une gendarmerie à Ouvéa, une île du nord de la Nouvelle-Calédonie par un groupe d’indépendantistes Kanak conduit à l’assassinat de quatre gendarmes, et à la prise d’otage de vingt-sept autres. Sont alors déployés d’importants moyens, à la fois humains, trois cent hommes sont envoyés depuis la métropole et matériels pour régler la crise. Le film met en lumière Philippe Legorjus, capitaine du GIGN, chargé de négocier avec les preneurs d’otages. Finalement, après quatorze jours de prise d’otage, la crise se solde par un assaut meurtrier lors duquel décèdent dix-neuf ravisseurs et deux militaires. Ce film aborde divers sujets : néo-colonialisme et rivalité au sein des hauts gradés de l’armée, notamment. Mais il interroge également les motivations qui ont conduit à donner l’assaut, trois jours avant le second tour de l’élection présidentielle, la version officielle s’étant rapidement vue contestée par plusieurs protagonistes